MiCA en 2026 : stablecoins de l'UE et pourquoi le « rendement de type dépôt » est devenu un signal d'alarme
MiCA en 2026 : stablecoins de l'UE et pourquoi le « rendement de type dépôt » est devenu un signal d'alarme

MiCA en 2026 : stablecoins de l'UE et pourquoi le « rendement de type dépôt » est devenu un signal d'alarme

Élise Montgomery · 6 février 2026 · 5m

Avertissement : Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier.

MiCA déplace progressivement les stablecoins d'une « zone grise » réglementaire vers une catégorie de produits financiers aux règles claires. La grande tension ces derniers mois concerne l'idée que les stablecoins de paiement dans l'UE ne doivent pas ressembler à un dépôt d'épargne, ce qui fait que toute promesse de « rendement pour détention » est regardée avec un fort scepticisme par les régulateurs.

Ce que MiCA régule pour les stablecoins

MiCA distingue deux types de tokens clés que l'on appelle généralement « stablecoins » :

EMT (e-money tokens) — tokens adossés à une seule monnaie fiduciaire (par exemple, l'euro ou le dollar américain).

ART (asset-referenced tokens) — tokens référencés à un panier d'actifs/de monnaies ou à un autre ensemble d'actifs sous-jacents.

Les deux catégories comportent des exigences concernant l'émission, les réserves, les informations à divulguer et la supervision — l'objectif est d'empêcher que les stablecoins ne se transforment en un système bancaire parallèle sans règles.

Pourquoi le « rendement sur les stablecoins » est un problème dans l'UE

La logique réglementaire centrale est simple : si un token est présenté comme de la monnaie électronique ou un instrument assimilable à de l'argent, il ne doit pas encourager la détention via un « intérêt ». Cela commence à concurrencer les dépôts bancaires et peut créer des risques de type bancaire en dehors du périmètre réglementé des banques.

MiCA reflète cela par une interdiction des « intérêts » pour les EMT (et, dans les interprétations pratiques, ceci est souvent traité de façon large : tout avantage lié à la durée de détention peut être considéré comme un intérêt).

Dans la réalité, le rendement est souvent présenté sans utiliser le mot intérêt — via des bonus, du cashback, des remises ou des programmes de récompenses. C'est pourquoi les régulateurs et les juristes insistent : ils examinent la substance économique, pas le libellé.

Ce qui change pour les utilisateurs quotidiens en 2026

1) Moins de « belles promesses » sur le marché

Dans l'UE, le modèle simple « détenir un stablecoin → gagner un taux fixe » devient plus difficile à proposer. Les plateformes suppriment soit ces offres, soit les repensent pour qu'elles ne ressemblent pas à des intérêts versés pour la détention d'argent.

2) Le statut du token et de l'émetteur prend plus d'importance

Les utilisateurs posent au final des questions ennuyeuses mais pratiques :

  • S'agit-il d'un EMT ou d'un ART ?
  • Qui est l'émetteur et où est-il autorisé ?
  • Que disent les documents sur les réserves et le rachat ?
  • Le produit ressemble-t-il à un dépôt déguisé en stablecoin ?

MiCA est conçu spécifiquement pour que ces réponses soient formalisées, et non basées sur la confiance.

3) Les stablecoins en euro deviennent un sujet à part avec une demande réelle

Dans les débats publics de l'UE, on observe une poussée en faveur de stablecoins libellés en euro pour réduire la « dollarisation » dans ce segment. Début février 2026, cela a été discuté publiquement au niveau du régulateur espagnol.

Pourquoi les régulateurs se focalisent tant sur le « rendement sur les stablecoins »

En une phrase : l'intérêt transforme un token de paiement en produit d'épargne, et cela relève des risques bancaires.

La BCE a explicitement noté que la croissance des stablecoins pourrait détourner des fonds des dépôts bancaires et modifier la structure de financement des banques. C'est pourquoi le sujet est traité avec nervosité.

Ce qu'il faut vérifier si vous utilisez des stablecoins dans l'UE

Comment le rendement est-il décrit exactement : s'agit-il d'un intérêt « pour la détention », ou du résultat d'une stratégie/service distinct ?

Qui le paie : l'émetteur, la plateforme ou un tiers ?

Limites de retrait / blocages / délais : tout élément qui fait ressembler le produit à un dépôt augmente le risque réglementaire et pour l'utilisateur.

Historique de transactions clair et transparence : en 2026, ce n'est plus un « plus agréable », mais une attente minimale pour un produit financier.

Comment Hexn répond au besoin de prévisibilité

Alors que le « rendement sur les stablecoins » devient de plus en plus une zone grise et contestée dans l'UE, les utilisateurs recherchent des outils où la logique de paiement est structurée dès le départ comme un produit distinct, et non comme un « intérêt sur un token de paiement ».

Dans l'écosystème Hexn, ce besoin est couvert par HODL — des dépôts à rendement fixe offrant jusqu'à 20% APY avec des paiements hebdomadaires. Ce format est typiquement utilisé pour la portion du capital où :

  • vous ne voulez pas dépendre des mouvements quotidiens du marché ;
  • des paiements prévisibles et un historique de transactions transparent sont importants ;
  • les fonds doivent rester liquides.

MiCA en 2026 fait une chose simple : il place les stablecoins dans l'UE dans un régime fondé sur des règles plus claires, en insistant sur le fait que les tokens de paiement ne doivent pas imiter les dépôts. C'est pourquoi toute promesse de « rendement pour détention » devient un signal d'alarme — et pourquoi il vaut la peine de vérifier à la fois la substance économique et le statut réglementaire du produit.

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MiCA 2026 : stablecoins UE — pourquoi le rendement est interdit | Hexn